Retrouver l’estimation de la batterie sur macOS 10.12.2 sans apps tierces

Apple a décidé qu’il valait mieux ne pas afficher d’estimation de batterie du tout qu’une estimation eronée dans la dernière version de macOS, 10.12.2. C’est un choix discutable, qui semble manquer à certaines personnes, bien que sur iOS il n’y ai jamais eu d’estimation de batterie par exemple.

Pas besoin d’applications tierces

Une astuce très simple consiste à remplacer cet élément de menu de macOS par celui de macOS 10.12.1 tout simplement. 

Je vous invite à télécharger Battery.menu que j’ai récupéré de ma sauvegarde TimeMachine personnelle, si vous n’en avez pas.

Pour se faire, vous pouvez, soit :

  • Désactiver SIP, le mécanisme de protection de macOS pour faire la manipulation directement depuis macOS (Vous pourrez le réactiver juste après sans soucis.)
  • Le faire directement depuis la partition de restauration de votre Mac.

Le plus simple est de le faire depuis la partition de restauration de votre Mac.

  • Téléchargez le fichier zip plus haut de Battery.menu, dézippez le sur votre Bureau.
  • Démarrez donc en mode restauration en maintenant les touches « CMD » et « R » enfoncées jusqu’à arriver sur l’écran d’accueil. Cherchez et lancez depuis la barre de menu l’outil terminal.
  • Copiez « Battery.menu » de votre bureau vers le dossier /System/Library/CoreServices/Menu\ Extras/ avec les commandes suivantes (à adapter)

— Pour supprimer le Battery.menu de macOS 10.12.2

— Pour déplacer le Battery.menu depuis votre bureau vers le bon répertoire qui va bien.

Voila, redémarrez normalement, et vous devriez avoir retrouvé l’estimation de la batterie.

Et si Apple abandonnait les processeurs Intel ?

Avec le retard de la nouvelle gamme de Macbooks, le non renouvellement de machines vieillissantes, et la direction que tends à emprunter Apple dans ses décisions, je me suis posé pas mal de questions quand à l’avenir du Hackintosh, et des macs en général. Je vous livre ma petite réflexion.

Et si Apple abandonnait le x64 ?

Apple n’aime pas être dépendant d’un constructeur, que ce soit par le passé pour leurs cartes graphiques ou pour les processeurs de leurs iPhones / iPad, c’est quelque chose qui les embête car ils y voient un danger.  Apple par le passé à changé de type de processeurs sur leur machines de bureau, en passant du PowerPC à Intel. Migration très bien réussie dans le temps, et dont les éditeurs de logiciels s’étaient rapidement accommodés. Apple utilise donc depuis longtemps la même architecture et globalement le même matériel qu’un PC standard. C’est d’ailleurs ce qui à permis au Hackintosh de se développer.

Pourquoi Apple ne répéterais pas l’histoire en produisant eux même les futurs CPUs de leurs machines ?

On a vu lors des derniers benchmarks de l’iPad Pro, que les performances de son CPU étaient quasiment comparables à celles du petit Core M équipant les nouveaux Macbooks ultra fins, la partie graphique de leur CPU étant aussi très correcte. Lorsqu’on y regarde de plus près, qu’est ce qui empêcherais Apple d’opérer ce changement radical ?

Apple produit déjà leurs propres cartes mères, changer de CPU pour utiliser un ARM ne leur serait pas d’un effort surhumain. De plus, le processeur équipant l’iPad Pro dispose d’une excellente capacité graphique et d’une autonomie record, tout ce qu’on aime dans un portable.

Quid des logiciels ?

On voit déjà depuis quelques temps la volonté d’Apple de fermer tout l’écosystème logiciel en forçant les développeurs à publier leurs apps sur l’App Store. L’évidence la plus flagrante est l’abandon pur et simple de l’option dans macOS Sierra d’autoriser l’utilisation d’applications téléchargés n’importe où, en ne proposant uniquement les options « App Store » et « App Store et développeurs identifiés », donc validés par Apple.

Développer une application pour macOS nécessite aujourd’hui d’utiliser Xcode, comme pour une application iOS. Mais regardons les petits changements subtils qu’Apple à opéré récemment.

L’exemple iOS

Pour proposer une App sur le store iOS, il est maintenant nécessaire non plus d’envoyer une sorte de binaire compilé sur les serveurs d’Apple, mais d’une sorte de version semi-compilée avec un descripteur. Apple se charge pour vous de compiler et de proposer des versions différentes en fonction des devices où l’app est téléchargée. De cette manière l’app que vous téléchargerez depuis le store sera plus légère et nous n’aurez pas de code 32 bits sur votre iPhone 6s, et pas de code 64 bits sur votre iPhone 5. Derrière cette optimisation non négligeable, Apple à joué un jeu très malin. Rien ne les empêcherait demain par exemple, d’entièrement changer l’architecture et le type de processeurs de leurs iPhones de manière transparente pour le développeur et l’utilisateur, vu qu’ils en détiennent le compilateur final, transformant votre code issu d’Xcode en binaire utilisable par votre iPhone.

Qu’est ce qui empêcherais Apple de procéder au même changement sur le Mac App Store ? Rien du tout, et je pense que c’est en route, l’avenir nous dira si j’avais raison. Apple pourrait ainsi changer les spécs de ses machines à leur gré sans être tributaire et dépendant des nouvelles avancées d’Intel dans le domaine, ils maitriseraient alors de nouveau toute la chaîne du hardware au software, le tout leur permettant de réellement « sceller » leurs machines, et ainsi procéder à ce hold-up géant auprès des développeurs en récupérant 30% de leurs ventes. Tout ça derrière un argument de sécurité et de « developper/user friendly ».

Les GPUs, c’est Has Been.

On voit depuis un certain temps qu’Apple délaisse de plus en plus les capacités graphiques de leurs machines, et le milieu pro de manière générale. La dernière mise à jour du Mac Pro date de 2013, et hormis le Macbook Pro Retina 15″ haut de gamme, et les iMacs 5K, plus aucune machine d’Apple n’inclus un GPU. Lorsqu’un GPU est présent, il est très limité et castré pour que ce dernier ne chauffe pas dans le petit encombrement qu’il doit occuper. Apple délaissant clairement le marché pro, on peut imaginer relativement simplement un abandon pur et simple des GPU dans les Macbooks Pro, cette option étant de toute façon limitée à une seule machine.

Si la puissance des processeurs actuels crée par Apple dans les iPad Pro est impressionnante, elle n’est pas encore comparable à un processeur de machine de bureau comme un i5 ou i7 que ce soit sur la partie CPU ou GPU. On peut imaginer une transition en deux étapes, d’un changement d’architecture dans la gamme portable puis plus tard la transition vers les machines de bureau.

La partie graphique des processeurs qu’Apple crée gère déjà très bien des jeux 3D assez demandeurs, dans de très hautes résolutions, à des vitesses d’affichage impressionnantes. L’arrivée de Metal, la nouvelle API graphique devant remplacer OpenGL dans macOS et ses gains de performances non négligeables (cherchez l’exemple avec Word of Warcraft) permettrait à Apple d’abandonner Nvidia ou AMD en plus et de conserver une puissance graphique non négligeable.

LE rêve d’Apple

Si Apple opère ce changement, que je pense tout à fait réalisable, Apple réussirait à complètement maitriser tout son écosystème et être parfaitement indépendante, comme cela à toujours été son souhait. Ils maîtriseraient le coté hardware de bout en bout, ainsi que le software. Le tout en gagnant de belles marges sur leurs ventes.

Du coté Hackintosh

Ca embêterais un peu les gens quand même. Si Apple produit leurs propres processeurs, il est fort à parier qu’aucun fondeur non relié à Apple en obtiennent les plans et l’architecture. Réglé serait le « problème » du Hackintosh pour Apple, vu qu’aucun processeur ou carte mère issue du monde « PC » ne serait compatible avec leur nouvelle architecture.

Du coté Utilisateur

Fort à parier que personne n’y verrait un quelconque problème. Les machines resteraient puissantes et utilisables en gagnant certainement de l’autonomie ( imaginez la capacité de votre batterie de Macbook branchée dans un iPad Pro qui possède déjà plus de 12h d’autonomie !) ainsi qu’une vélocité importante. Le principal problème serait du coté des développeurs indépendants qui ont encore la possibilité aujourd’hui de passer outre l’App Store pour proposer leurs applications, mais peut-être plus dans ce scénario de fermeture. L’avenir nous dira ce qu’il en est, mais personnellement j’attends impatiemment les nouveautés d’Apple sur leur gamme de machines qui nécessitent une upgrade rapidement.

Hackintosh : Mise à jour de ma configuration

Cela fait maintenant plus d’un an et demi que je me suis lancé dans l’aventure Hackintosh. Il est largement temps de faire un petit point sur l’aventure jusqu’à présent.

Hackintosh et upgrades matérielles

MOAR RAM

J’ai légèrement mis à jour ma configuration, en ajoutant de la RAM, portant le total à 32Go. C’est un peu overkill, mais définitivement pratique par moment.

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Handoff

Il y a environ 1 an, j’avais acheté un petit dongle bluetooth, ainsi qu’une carte wifi TP Link WDN4800. Les deux fonctionnaient parfaitement bien sans aucun driver, mais ne me permettaient pas de faire fonctionner Handoff. Je suis donc parti à la quête d’une petit carte PCI Express intégrant un chip BCM94360CD. Chose aisément obtenue à partir d’ebay, mais vous pouvez facilement trouver votre bonheur depuis OSXWIFI. J’ai pu alors connecter la carte et faire fonctionner sans aucun soucis Handoff.

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The sound of silence

Le silence est une chose qui me tient particulièrement à coeur. J’ai donc changé mon système de refroidissement du processeur par un watercooling All In One de chez Corsair, le H110.

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J’ai aussi changé mon alimentation, la CX600 par une Corsair RM650 complètement modulaire. Le principal intérêt de cette alimentation est son silence. Lorsque la consommation est faible, le ventilateur ne tourne pas. Le deuxième avantage est le cable management. Et histoire d’avoir quelque chose de visuellement plaisant, j’ai craqué pour un set de câbles gainés blanc de chez CableMod.

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Le résultat est plutôt sympa :

Résoudre le problème de l’audio

L’audio sur Hackintosh peut-être une source de frustration permanente. Les drivers audio doivent être réinstallés / repatchés à chaque mise à jour du système et la stabilité n’est pas vraiment au rendez-vous. J’ai décidé de me passer de l’audio intégré et d’investir dans un petit DAC, le Fiio E10K.

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Ce tout petit appareil se connecte en USB et se charge de toute la partie décodage, il fonctionne sans driver et améliore considérablement la qualité de restitution sonore de vos mp3 et films !

Mises à jour logicielles

Comme vous pouvez le voir sur la capture d’écran suivante, j’ai pu réaliser toutes les diverses mises à jour sans encombre.

Capture d'écran 2016-07-26 22.39.25

Le fait que mon Hackintosh repose sur très peu de kexts spécifiques, sa stabilité est excellente et facilement comparable à celle d’un ordinateur pommé classique. En fait, j’ai moins de « plantages » avec mon Hackintosh qu’avec mon Macbook Pro Retina.

Au final

La stabilité et la facilité des mises à jour m’a vraiment convaincu de la possibilité d’utiliser un Hackintosh comme machine de travail principale. Les machines d’Apple ne me satisfaisant toujours pas, je pense garder cette solution encore pour un petit moment !

Je vous invite à lire mes autres articles sur le sujet si l’aventure vous tente ! En commençant par celui ci.

Transférer ses iMessages d’un Mac à un autre

Vous avez reçu un tout nouveau Mac ou venez de réinstaller votre système d’exploitation et vous venez de vous apercevoir que les iMessages que vous avez reçus ne sont pas synchronisés entre vos machines ?
Pas le peine de crier au scandale, cela veut simplement dire qu’Apple ne conserve pas vos messages sur leur serveur. Ce qui est, avouons le, une bonne nouvelle.

Mais du coup comment transférer mes anciens messages sur mon nouvel OS?

Spoiler : Il n’est pas possible de récupérer d’anciens messages en cas de formatage / réinstallation sans TimeMachine précédent.

Trouver ses messages.

  • Aller dans Messages, puis préférences
  • Cochez « Enregistrer l’historique lors de la clotûre des conversations »

messages-transfer-0

  • Aller dans le Finder et rendez vous dans le dossier ~/Library/Messages
  • Pour y aller, sélectionnez « Aller » puis « Aller au dossier » et coller « ~/Library/Messages » dans l’invite.

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  • Vous devriez voir 2 dossiers, Archives et Attachements ainsi qu’un fichier chat.db

messages-transfer-2

Archive contient tous vos ancien messages de conversations que vous avez fermé ou archivées. Attachements contient toutes les images et la vidéo de ces conversations. Le chat.db contient toutes les informations de votre historique de messages actif.

Les conversations archivées sont étiquetés assez clairement: Elles sont toutes dans des dossiers marqués par date, et les fichiers vous donnent le nom du participant ainsi que la date et l’heure. Essayez d’en ouvrir un, et vous verrez la conversation s’ouvrir dans l’app Messages.

L’archive des pièces jointes est une autre histoire: Il est conçu principalement comme une sauvegarde pour les messages, il n’est pas fait pour que quelqu’un aille fouiner, les dossiers sont nommés avec des caractères numériques incompréhensibles. Vous pouvez trouver photos et vidéos archivés ici, mais préparez-vous à faire quelques recherches.

  • Faites donc un zip ou copiez tout le répertoire ~/Library/Messages sur une clé usb, Dropbox ou autre, pour le transférer vers votre nouvelle machine / OS.

Sur votre autre machine

  • Fermez Messages si l’application est ouverte
  • Rendez-vous dans le répertoire ~/Library/Messages
  • Si il contient déjà des données, faites en un backup sur votre Bureau par exemple.
  • Supprimez tout ce qui est contenu dans ce répertoire
  • Collez les fichiers que vous avez récupéré dans ce répertoire.
  • Ne démarrez pas l’application Messages, mais re-démarrez votre Mac.

Si maintenant vous ouvrez l’app Messages, vous devriez y trouver les messages transférés.

Depuis TimeMachine

Si vous souhaitez récupérer vos Messages depuis un TimeMachine, les fichiers se trouvent dans votre sauvegarde TimeMachine, accessible via le Finder, comme suit :

messages-transfer-timemachine

Une fois dans votre repertoire personnel, répétez l’opération ci-dessus, et voilà ! :)

 

Ajouter des séparateurs dans le dock de macOS

Si comme moi, vous avez un dock bien rempli, avec beaucoup d’icônes d’applications, il peut être intéressant de grouper certaines apps en ajoutant des séparateurs entre certaines icônes.

Capture decran 2016-01-18 16.26.36

Une petite astuce permet d’ajouter ces espaces.
Direction le terminal. (Applications > Utilitaires > Terminal.app)

Puis, pour ajouter un séparateur, entrez cette commande :

[code_highlight]defaults write com.apple.dock persistent-apps -array-add ‘{tile-data={}; tile-type= »spacer-tile »;}'[/code_highlight]

Répétez l’opération autant de fois que vous souhaitez ajouter de séparateurs, puis relancez le dock pour appliquer les changements avec la commande :

[code_highlight]killall Dock[/code_highlight]

 Voilà ! Il vous suffit maintenant de déplacer les espaces crées sur la droite de votre Dock comme s’il s’agissait d’une application.

Hackintosh : Pour qui, comment et pourquoi ?

Apple restant mesquin dans les mises à jour de ces machines, de plus en plus de personnes songent à faire leur propre Hackintosh.

Petit rappel de ce qu’est un hackintosh : C’est installer OSX sur du matériel de type PC classique.

Si c’est une solution, il ne faut pas perdre de vues les enjeux, les conditions et ce que d’aller dans cette direction implique.
Petit tour d’horizon de la question pour ceux qui hésitent à se lancer dans l’aventure.

Pourquoi se construire un Hackintosh ?

Obtenir une machine puissante et professionnelle de la part d’Apple semble de plus en plus impossible, tant leurs machines semblent castrées et amputées de ce qui pourrait faire d’excellentes machines. Le prix de celles-ci en découragent aussi beaucoup.

En effet, j’ai pu construire une machine bien plus puissante que la gamme iMac actuelle, taquinant gentillement les performances d’un Mac Pro pour 1300€, sans écran.

Mais il ne faut pas oublier que ce qu’Apple vends lorsque que l’on achète un Mac, ce n’est pas uniquement un ordinateur, c’est une sorte de package bien ficelé, qui mèle hardware, software, et services. Ce plug & play ne sera pas du tout l’expérience du Hackintosh.

Si l’on peut reprocher à Apple ses prix, ils restent réalistes lorsque l’on essaye de créer un hackintosh ayant les mêmes possibilités matérielles et la même rapidité à tout niveaux. N’oublions pas, qu’il n’y a aucune garantie sur un Hackintosh, et vous n’aurez jamais accès à une quelconque aide d’Apple pour celui-ci.

A qui s’adresse le Hackintosh ?

La procédure d’installation, la maintenance, et le fonctionnement d’un Hackintosh s’adressent à des personnes assez au fait techniquement du fonctionnement d’un ordinateur, que ce soit au niveau software ou hardware. Cela nécessite une vision globale et une compréhension assez poussée des divers éléments.

Construire la machine en soit n’est pas des plus compliqué. Cela nécessite simplement de rester logique et savoir faire du Lego. Les cables sont suffisamment différents pour ne pas rentrer dans n’importes quels connecteurs. De plus, il est facile de trouver des vidéos sur Youtube qui vous aideront à monter tout ça sans prise de tête. Il reste aussi tout à fait possible, lorsque l’on commande chez Matériel.net ou LDLC (pour ne citer qu’eux), de choisir l’option de montage, pour ne pas avoir à s’en occuper du tout.

Bien qu’il soit possible d’installer relativement simplement OSX sur son PC, si quelque chose venait à ne pas se passer comme prévu, il deviendrait plutôt dur à ce moment là de s’y retrouver tout seul sans ces connaissances. Car bien qu’il existe de nombreux forums et discussions sur le sujet, trouver de l’aide nécessite déjà la compréhension du problème pour pouvoir le résoudre, et la communauté est bien souvent assez vindicative quant aux personnes se lançant dans cette aventure sans avoir lu tout les panneaux de précautions et d’avertissements.

Le Hackintosh s’adresse aux personnes n’ayant pas peur de mettre les mains dans le cambouis si nécessaire, qui se sentent relativement à l’aise avec ça, et qui savent un minimum ce qu’ils font. Cela s’adresse aussi aux personnes patientes, car il faudra mieux bien se renseigner avant.

Effectivement, cela peut-être rebutant de premier abord, mais ces connaissances générales, qui peuvent s’apprendre avec un peu de lecture et de wikipédia, vous permettrons d’être beaucoup plus à l’aise avec un ordinateur, que ce soit un Hackintosh ou non. C’est à mon sens, un passage quasi-obligé pour être autonome.

Il est à mon sens aussi primordial d’avoir une autre machine à disposition au cas où, ne serait-ce que pour lire et chercher des solutions sur celle-ci lors des différentes étapes d’installations, ou si quelque chose venait à déraper pour une raison inconnue et non prévue.

Demandez vous aussi si vous avez réellement besoin d’OSX. Si c’est uniquement pour frimer chez vos copains geeks, effectivement ça fonctionnera, mais le jeux n’en vaut pas la chandelle si vous bootez une fois sur 40 sur OSX et le reste du temps sur Windows ou Linux.
La nécessité que vous avez d’avoir OSX conditionnera votre énergie et l’argent que vous allez injecter dans ce projet.

Vous n’avez pas envie de vous embêter avec tout ça ?

Passez votre chemin, le hackintosh n’est pas fait pour vous.
Ce n’est pas la peine d’essayer ce genre de manipulations en mode « apprenti sorcier » en espérant que tout marchera pour le mieux. La loi de Murphy vous rattrapera.

Bien qu’il existe des « distributions » comme iDeneb, Niresh ou encore iATkos, ce sont des versions très modifiées d’OSX, qui se revèlent très souvent instables, et où les mises à jour sont très complexes.

Comment construire un Hackintosh ?

La limite du Hackintosh : le support matériel, c’est le plus important. N’importe quelle machine ne permet pas de faire tourner OSX.
Attention aussi à vos besoins ! Des choses comme le Thunderbolt, ou les nouveaux disques NVME ou mSata peuvent se révéler difficiles ou impossibles à réaliser sur Hackintosh. Il y a aussi des soucis notables avec certaines cartes graphiques et la gestion de plusieurs écrans. Ne vous embêtez pas non plus à configurer des choses que vous n’utiliserez pas juste pour le défi. Ou alors soyez près à réinstaller en cours de route !

— Vous avez déjà une machine

L’on trouve à la pelle des personnes ayant déjà un PC, et qui se demandent si il est possible d’y installer OSX dessus.
De base, je dirais : ne le tentez pas, à moins de vouloir possiblement changer une bonne partie du matériel, ou prendre énormément de temps pour arriver à un système pas vraiment stable.

Par exemple, attendez vous à devoir changer une grande partie de votre machine si cette dernière repose sur un processeur AMD, qui ne sont pas supportés du tout par OSX. Certains ont réussi, mais la stabilité n’est pas au rendez-vous. Et les mises à jour sont quasi-impossibles.

Je vais nuancer mon propos. OSX est compatible nativement avec plusieurs types de matériels assez précis, au niveau du chipset, des cartes graphiques, CPUs et cartes mères. La possibilité que sans le vouloir vous ayez directement toutes les pièces compatibles sur un PC existant est peu probable. (mais bien joué si c’est le cas!)

Vous pouvez par contre chercher les références de votre carte mère (qui reste le composant critique) sur le forum de TonyMac, certains ont peut-être testé avant vous et ont réussi avec des options spécifiques.

— Vous n’avez pas encore une machine

Direction TonyMacX86 et leurs excellents buyers guides.
TonyMac met à jour tout les mois leur sélection de matériel pour créer sa propre machine. Ils proposent plusieurs configuration, pour différents budgets, qui vous permettrons de réaliser simplement une machine pour votre porte-monnaie.

Si certains composants ne posent aucun problème, comme l’alimentation, les disques durs, SSD, RAM, certains sont cruciaux, comme la carte mère et le processeur.

Tout dépends aussi de l’énergie que vous souhaitez mettre dans le projet et de la stabilité de la machine que vous souhaitez. Pour ma part, je n’ai besoin d’aucun driver spécifique, tout fonctionne une fois installé.

Les points « embêtants », sont la carte wifi, le son, et l’ethernet. Uniquement quelques modèles sont compatibles avec OSX. Pour ne pas vous embêter, je vous conseille par exemple pour le son d’acheter un DAC externe, ou une clé usb audio, qui sera détectée et utilisable par OSX sans encombres.

— Vous avez un portable

Pas la peine de rêver. Réaliser un Hackintosh portable est très difficile. Très peu de machines ont des composants compatibles, et la plupart du temps, une grande partie du matériel n’y est pas supporté. Comme les cartes sons, wifi, bluetooth, voir graphiques.
Vous vous retrouverez avec une machine ayant OSX dessus, mais où vous ne pourrez pas surfer sur internet, écouter de la musique… Ce qui limite la chose grandement.

Certains portables sont supportés, mais cela reste rare. Vous pouvez vous faire une idée de ce qui est supporté ici.

La maintenance et l’utilisation

La maintenance se passe de la même façon qu’un Mac, à la différence qu’un dépoussiérage est plus facile sur un Hackintosh. Au niveau de l’utilisation, la seule chose à faire attention se passe au niveau des mises à jours, chose rendue très facile grâce aux retours de la communauté sur les divers forums.

En terme de mises à jours, mieux vaut toujours attendre d’ailleurs pour les mises à jours majeures. Faites vous un clone avant de les faire, et gardez toujours un Time Machine.

Je déconseille d’ailleurs de les faire. Prenez vous un peu de temps, et formatez une fois par an. Vous aurez un système bien plus rapide et puis, ça ne prends pas tellement de temps que ça ;)

Conclusion

Si vous êtes motivés et techniquement un peu dégourdis, faites le ! J’utilise un Hackintosh depuis plus d’un an, et j’en suis pleinement satisfait. J’ai un système rapide, stable et puissant, et je l’utilise quotidiennement sans aucun soucis.

Apache, MySQL, PHP natif sur macOS

Bien qu’il soit possible d’utiliser des solutions packagées pour un AMP sur Mac, il est possible et assez simple d’utiliser ce qui est déjà inclus dans OSX pour développer sur son Mac. En effet, Apache et PHP sont disponibles dans l’OS de la marque à la pomme. Il suffit de tout paramétrer correctement pour y avoir accès.

Attention, ce tutoriel nécessite l’utilisation sommaire de la ligne de commande. Je pars du principe que vous savez un minimum l’utiliser.

Apache & PHP

OSX El Capitan inclus Apache 2.4.16, ainsi que PHP 5.5.27, voici comment les activer.

Quelques commandes pour commencer (celles-ci sont à entrer dans votre terminal)

Pour démarrer Apache :

Pour arrêter Apache :

Pour relancer Apache :

Une fois Apache lancé, rendez-vous sur : http://localhost pour vérifier qu’il fonctionne bien. Vous devriez être accueilli par ceci :

apache_itworks

De base, le répertoire de stockage des fichiers lisibles par Apache se trouve dans

Pas très pratique, car il nécessite, pour y écrire, des droits d’administration, ce qui fait que vous, simple utilisateur, ne serez pas aussi libre que ça, et devrez entrer votre mot de passe root toutes les 2s. La solution consiste à utiliser un répertoire accessible pour l’utilisateur, typiquement dans son dossier d’accueil, OSX utilise le dossier Sites. Créez ce dossier dans l’explorateur.

Pour ce faire, il suffit d’autoriser Apache à lire et exécuter du code dans ce répertoire.
Direction le terminal :

Puis copiez le code suivant, en modifiant votre « username » pour correspondre au nom de votre dossier d’accueil.

Les permissions du fichier devraient être les suivantes :

Si vous devez les changer :

Ouvrez maintenant le fichier httpd.conf

Et vérifiez que les modules suivants sont décommentés :

Enlevez aussi le check devant la ligne :

pour qu’elle ressemble à :

Sauvegardez vos changements et modifications.

Ouvrez après le fichier suivant : 

et décommentez :

Sauvegardez vos changements et redémarrez Apache pour que ces paramètres soient pris en compte.

Vous pouvez maintenant vous rendre sur : http://localhost/~votre_nom/

Vous devriez voir : 

apache_userdir

Permettre le rewriting d’url et les modifications via .htaccess

Direction httpd.conf

Et changez la ligne suivante pour qu’elle ressemble à ceci : 

apache_allowoverride

Décommentez aussi la ligne (normalement fait plus haut): 

Pour vérifier que PHP fonctionne, créez un fichier phpinfo.php dans votre répertoire

avec pour contenu :

Puis, rendez-vous dans votre navigateur :

Vous devriez voir ceci : 

apache_php_elcapitan

MYSQL

MySql n’est pas intégré dans OSX nativement, il convient donc de le télécharger depuis le site de MysqL.

mysql_el_capitan

Choisissez la version la plus à jour en DMG, cliquez sur « download« , puis sur la page suivante « No thanks, just start my download », tout en bas de la page.

no_thanks_mysql

Installez Mysql puis démarrez le depuis le panneau apparu dans les préférences système. 

mysql_el_capitan_preference_panel

Ou via le terminal : 

Pour trouver la version de Mysql depuis le terminal, tapez :

Dernière étape, définissez le mot de passe root pour mysql à l’aide de la commande suivante : 

Attention ! il faut utiliser les ‘quotes’ ici.

Voilà ! Tout est en place ! Pour vous connecter et gérer vos bases Mysql je ne peux que vous conseiller l’excellent et très gratuit SequelPro.

Bon développement !

[ecko_link url= »http://coolestguidesontheplanet.com/get-apache-mysql-php-and-phpmyadmin-working-on-osx-10-11-el-capitan/ »]Source de l’article[/ecko_link]