Pourquoi la communauté WordPress a besoin de plus de designers

« Des idées, tout le monde en a. Souvent les mêmes. Ce qu’il faut, c’est savoir s’en servir » – Coluche.

Et à ce niveau là, la communauté WordPress est plutôt prolifique, au vu du nombre de plugins qui sortent régulièrement pour la plateforme.

La facilité de créer des plugins pour WordPress y est aussi pour quelque chose. Beaucoup de développeurs se lancent alors dans l’aventure et créent leur petit plugin pour améliorer / modifier / ajouter des choses à WordPress. Continuer la lecture de « Pourquoi la communauté WordPress a besoin de plus de designers »

Chers transporteurs, allez bien vous faire f**tre, cordialement.

Ça y est j’en ai vraiment marre. 
Je pense que je ne suis pas le seul, mais commandant pas mal de choses sur des sites marchands divers et variés, il y a une chose qui ruine à coup sûr mon expérience. La livraison.

J’écris aujourd’hui ce post coup de gueule car encore une fois, la Poste à décidé que je n’étais pas présent à mon domicile et que l’avis de passage incomplet ne permet pas à la Poste de retrouver mon colis. Quand aurais-je des nouvelles de mon colis ? – haussement d’épaules de « je ne sais pas » de la part de la Poste.

Que ça soit une boutique en ligne ou une autre, toutes celles à qui j’ai pu commander quelque chose ont toujours eu un service client exemplaire, toujours à l’écoute du client et prompts à trouver une solution.
Le seul endroit ou le problème réside toujours est la livraison.

Notez bien que le titre ne s’adresse pas aux livreurs, l’amalgame peut-être rapidement fait, mais plutôt aux transporteurs, La Poste, Colissimo, ChronoPost, GLS, DHL, UPS, Colis Privé.

Bien que certains présentent moins de problèmes que d’autres, certains sont champions en la matière, et je me demande comment ces sociétés peuvent encore exister.

Je vais vous raconter quelques histoires qui m’ont particulièrement marquées et qui, j’en suis sûr, trouveront echo sans trop de soucis.

Noël Tech par Colissimo

C’était il y a maintenant quelques années, j’avais commandé un iPod Touch sur un site marchand sur lequel je n’ai pas eu le choix du transporteur, colis qui s’est fait envoyer via Colissimo en express 24h.

Etudiant à l’époque, le jour de la livraison j’attendais patiemment chez moi le livreur en réactualisant le suivi en ligne de temps à autre.

Vers la fin de la journée, rien n’était arrivé, quelle ne fût pas ma surprise quand je vis que le suivi m’indiquait maintenant que je n’avais pas été là pour la livraison et qu’il serait disponible demain, a un dépôt de la Poste très éloigné de chez moi.

Donc

1. J’ai payé pour une livraison à domicile, il faut que j’aille le chercher bien loin de chez moi en transports.

2. J’étais chez moi toute la journée

Le lendemain, je me rends donc au dépôt, où Mme Michelle me dit que « vous avez bien été livré, vous avez même signé »

« PARDON?  » 

Je regarde la feuille d’émargement qu’elle me tends, et remarque directement :

  • Qu’il ne s’agit pas de ma signature (plusieurs fautes dans mon nom quand même)
  • Que TOUTES les signatures sur la feuille sont faites de la même façon : initiale du prénom, nom, avec un genre de rond souligné sur le tout

Je lui fait remarquer que je sais comment je m’appelle et que toutes les signatures sont bidons, et que j’aimerais maintenant savoir où est mon colis.

La fonctionnaire totalement offusquée que j’émette cette hypothèse me retire la feuille directement, et me demande mon numéro de téléphone pour qu’ils conduisent une recherche, ils m’appelleront quand ils auront une réponse. Je m’éxecute, n’ayant pas vraiment le choix.

Le lendemain matin première heure, je reçois un coup de téléphone, me signalant que mon colis à été « retrouvé » que je peux venir le chercher, de nouveau au dépôt lointain.

Donc

  1. le colis n’étais pas vraiment livré, vu qu’ils l’ont trouvé.
  2. Les signatures étaient bien bidon
  3. Je me re-déplace pour chercher une livraison express. (2 jours plus tard donc)

Je vais au dépôt, où Mme Joceline me tends un paquet qui avait été clairement éventré / ouvert puis re-scotché en vitesse.
Je demande à parler à Mme Michelle pour avoir des explications sur le colis, sa disparition et tout le reste.
Mme Joceline me dit que Mme Michelle n’est pas disponible aujourd’hui, elle est en congé. Au moment où je vois Mme Michelle plus loin dans l’entrepôt vaquer à ses occupations !!!
Chose que je fais remarquer à Mme Joceline, qui me dit : « vous avez votre paquet, vous êtes content, nous avons du travail, partez s’il vous plait« .

Bilan

Le paquet avait clairement été ouvert puis refait, les étiquettes du web-marchand semi-arrachées. L’iPod avait également été ouvert et déballé, puis remballé.
Vu la période de Noël qui approchait, comment ne pas imaginer qu’il s’agit d’une bête tentative de vol de la part du facteur / livreur ? 

Relais Colis par UPS

Plus récemment, j’ai choisi de me faire livrer un colis « lendemain avant 18h ». Je reçois mon numéro de suivi, UPS. Très bien, je suis un peu rassuré, j’ai eu très peu de soucis avec ce transporteur.

Histoire de vous placer le contexte, je travaille depuis chez moi, et la gardienne de mon immeuble réceptionne les colis et paquets quand je ne suis pas chez moi.

J’ai donc attendu jusqu’a 18h le passage du livreur, qui ne s’est jamais présenté. Vers 18h40, je reçois une notification sur le suivi, que je n’étais pas chez moi et que le colis sera disponible au Relais A, à partir de 19h00.

Très bien…

Je me dirige donc vers ce Relais A, qui est à 20min de marche de chez moi, et y suit vers 19h20, à l’instant même où je reçoit un SECOND mail d’UPS me signalant que mon colis ce trouve à un Relais B, encore à 20min de marche. Ce Relais B ferme à 20h, je me dépêche donc, et malgré mon arrivée vers 19h40, ce relais avait décider de fermer boutique pour ce soir.
Ouverture : 8h du matin demain. Ok.

Très bien…….

Lendemain matin, vers 9h30, je vais à ce relais et découvre un bistrot avec un barman limite en crise de nerfs, qui me signale que « pour les colis, c’est normalement à partir de 10h. »
Son bar était intégralement rempli de colis. 

Une photo d’une partie du bar… le reste de l’endroit était tout aussi rempli

Me renseignant auprès du barman, il me signale que hier soir le livreur était passé et avait vidé quasiment l’intégralité de sa camionnette dans son relais colis.

Donc…

En gros, le livreur avait une charge de travail trop importante et une fois sa journée terminé, à 19h, il a simplement décidé de tout ramener au relais colis.

Les choix de prestataires de ChronoPost

Autre anecdote rigolote si il en est, un envoi ChronoPost, j’étais aussi bien évidemment chez moi le jour de la « livraison garantie avant 11h ». Lorsque vers 11h30, je vois le suivi en ligne me dire que « le colis sera livré demain » sans plus d’explications.

J’appelle donc la hotline, qui me dit que « le colis était trop grand et qu’il n’y avait plus de place dans la camionnette. Mais il sera livré sans faute demain avant 11h »
Connaissant très bien la taille du colis qui allait arriver, je rigole intérieurement à la pensée qu’un colis pouvant être mis dans la poche ou dans une boite à gants soit trop grand pour une camionnette de plusieurs mètres cubes.

Lendemain, même message sur le suivi. 

Passablement énervé (c’est pas comme si je commandais quelque chose en livraison lendemain avant 11h juste pour le plaisir hein… c’est important), après 2 jours de retards, je rappelle la hotline. Qui me dit que le colis sera livré sans faute demain.
Ayant vraiment besoin du colis, je lui demande à tout hasard si je peux tout simplement pas aller le chercher au dépot Chronopost à 45min de chez moi. Quelques minutes d’attentes plus tard, elle me dit que c’est possible.

Je vais donc à ce dépôt où je demande mon colis à une personne très agréable et serviable, totalement étonné que ce colis soit ici et pas déjà en ma possession. Il me demande si j’ai quelques minutes pour qu’il mène son enquête de savoir pourquoi ce n’est pas le cas. Plutôt curieux, j’acquiesce. Il passe donc plusieurs coups de fils relativement musclés à 2 livreurs, un livreur et son supérieur, les 2 se renvoyant la balle de responsabilité.

Après quelques minutes de mises au point. Il me raconte que :
– Le livreur subordonné A pensait que c’était à son supérieur B de s’occuper de ma rue.
– Le livreur B pensait que c’était au A de s’occuper de ma rue.
– Que cela faisait prêt d’une semaine que ma rue n’avait pas été livrée et que les colis s’entassaient

Visiblement déprimé de cette situation, cette personne d’une cinquantaine d’année et moi avons quelque peu discuté et c’est comme ça que j’ai appris que :
– Chronopost ne livre rien du tout, ils font du frêt aérien et ferroviaire tout au plus, et un peu de logistique
– La livraison est assurée par un prestataire externe à Chronopost, choisi 1 fois par an sur le seul critère du prix.
– Que les prix de livraison augmentent d’année en année pour contrebalancer le fait que les gens demandent des remboursements.

Petits accidents classiques

Je ne compte même plus les accidents classiques, comme le bourage de boite aux lettres avec un colis au contenu fragile.

La flemme intense du facteur :

Les « échecs de livraison », livrés.

Alors voici mon message à ces chers transporteurs :

Allez bien vous faire f**tre !

Pourquoi ?

  • Parce qu’en fait quand je paye pour un service, je m’attends à ce que celui-ci soit honoré. C’est la base !
  • Parce que je m’en fou que le pauvre livreur avait trop de colis pour finir sa journée à 19h. Embauchez en un deuxième, ou un troisième, ou même 42.
  • Parce que vos prix ne cessent d’augmenter, mais que le service rendu ne cesse de diminuer
  • Parce que je ne vous paye pas 30€ pour avoir un colis (c’est le minimum), je vous paye par exemple pour l’avoir en 24h, ou le lendemain avant 11h. Vous ne me faites pas une fleur en me le livrant, vous faites juste votre travail.
  • Parce que j’en ai marre que vous promettez des heures de livraisons que vous ne tenez pas.
  • Parce que je ne compte pas le temps que j’ai perdu à aller chercher un colis qui aurait dû arriver chez moi directement.
  • Parce que je ne compte pas les fois où, travaillant depuis chez moi et ma concierge récupérant tout les paquets, j’étais « absent », que « ma boite au lettre était devenue inaccessible », que mon « adresse n’existait pas ».

C’est particulièrement ce dernier point qui m’énerve souvent quand je pense aux personnes qui prennent par exemple congé pour réceptionner un gros colis ou quelque chose d’important. Ces personnes qui doivent s’absenter de leur travail pour se retrouver à la fin de la journée l’impression d’être complètement baisés et d’avoir perdu une journée complète parce que vous n’avez pas fait le votre.

On arrive aujourd’hui à envoyer des gens dans l’espace, mais pas à transporter une boite en carton d’un point A à un point B.

J’attends impatiemment que votre métier se fasse joliment « Uberiser » la tête, et que vous alliez pleurer pour « concurrence déloyale » quand vous aurez dégouté absolument tout le monde avec vos méthodes et votre service « de qualité ».

Il suffit de se rendre sur les comptes twitter par exemple de ces transporteurs pour se rendre compte du désastre et de l’incompétence complète dont vous faites preuve.

Je suis sûr que beaucoup d’entre vous ont des expériences similaires, je vous propose de les partager dans les commentaires, histoire d’en rire, plutôt que d’en pleurer !

Stop Apple ! Arrêtez de faire n’importe quoi !

Hier soir j’ai regardé la Keynote « Macbook » d’Apple.
Et ce matin, j’ai lu certains articles de la presse spécialisée, mais surtout aussi les commentaires et avis des gens sous ces articles traitant la marque à la pomme de tout les noms et tout les maux, se plaignants de tout et surtout n’importe quoi.

Derrière ce titre un peu pute à clic, j’aimerais revenir sur certains points et sur les réactions suscitées par ces nouvelles machines.

Petit tour d’horizon de la connerie. Continuer la lecture de « Stop Apple ! Arrêtez de faire n’importe quoi ! »

GNU/Linux n’est toujours pas une vraie alternative grand public

J’ai récemment récupéré un petit ThinkPad x220 comme portable de secours. C’est un portable assez ancien, mais qui dispose tout de même d’un i5 quad core 2,6Ghz, 4go de Ram et d’un SSD.

Bien qu’il soit possible d’y installer OSX relativement facilement dessus, j’ai voulu en profiter pour tester et faire le tour des diverses distributions Linux actuelles.

Grand fan d’Archlinux pendant très longtemps, j’ai depuis de longues années maintenant un Macbook et me suis un peu éloigné de l’univers Linux, c’était l’occasion de renouer quelques liens avec ce système que j’affectionne beaucoup.

Quelle distribution installer?

La vaste question a été alors de quelle distribution j’allais installer. J’ai décidé de chercher parmi les plus populaires, et de les tester rapidement, avec quelques critères qui sont les suivants :

  • Efficacité d’installation
  • Simplicité de configuration
  • Rapidité d’utilisabilité
  • Bonne reconnaissance matérielle de base
  • Visuellement réussie et actuelle
  • Rolling Release si possible

J’ai essayer de chercher quelque chose de plutôt grand public réunissant tout ce qu’on demande d’un système d’exploitation en 2016 donc, pour espérer proposer une réelle alternative aux systèmes que sont macOS et Windows.

Je me suis donc rendu sur Distrowatch, regardé les distributions les plus en vogue, et ai donc téléchargé les distributions suivantes :

  • Fedora 24
  • Ubuntu 16.04
  • Debian 8
  • Antergos
  • Linux Mint
  • Open Suse

Faisons un petit tour ensemble de ces distributions.

Disclaimer

Soyons clair tout de suite, je ne me pencherais pas sur les différences techniques de ces distributions, mais sur le ressenti utilisateur uniquement. Techniquement, GNU/Linux à énormément évolué ces dernières années, malheureusement, ces changements sont peu visibles pour les utilisateurs.

Comme m’ont fait remarqué sur twitter plusieurs personnes, le débat pourrait être orienté autour des « DE » – Desktop environnement, que sont Gnome 3, Cinnamon, KDE… A juste titre.

Le fait est que beaucoup d’utilisateurs ne savent pas qu’il est possible de choisir la plupart des distributions présentées ici avec un environnement différent de celui proposé par défaut. Typiquement, il existe une version d’Ubuntu n’utilisant pas Unity, mais KDE par défaut.

Mon point de vue ici est le point de vue d’une personne « non-technique » souhaitant se tourner vers GNU/Linux sans forcément beaucoup se prendre la tête et chercher beaucoup.

Fedora

J’ai été très agréablement séduit par Fedora, bien que l’installation soit légèrement plus complexe qu’un classique Ubuntu. L’outil de gestion des partitions n’est pas très intuitif, et on passe un peu de temps à se faire peur et à se demander si on vient pas d’effacer complètement le petit Windows qui traine sur une autre partition.

Une fois installée on est accueilli par un écran de configuration simple et rapide qui se chargera de configurer vos mails, agendas etc.. L’interface Gnome 3 est sobre, l’ensemble est plutôt cohérent et visuellement plutôt agréable. On sent une distribution mature qui saura séduire autant les utilisateurs lambda que les plus éclairés. L’ensemble logiciel de base permet de travailler directement sans investir beaucoup d’énergie à la configuration.

J’ai beaucoup apprécié le fait que Fedora mise beaucoup sur l’aspect libre  et qu’il faille un peu d’huile de coude pour installer des paquets non libres. Rien de fou, mais il m’a fallu quelques minutes pour trouver comment faire et installer les codecs vidéos nécessaires à la lecture d’un petit MKV de film de vacance. Pas sûr qu’un utilisateur lambda y arrive, le passage par le terminal est nécessaire. La doc de Fedora n’étant pas très simple à appréhender non plus.

Bref, Fedora semble être un système solide et bien fini, destinée aux utilisateurs un peu plus éclairés mais qui propose une alternative relativement complète et séduisante.

Ubuntu

J’entends déjà tout les barbus se lever et me dire qu’Ubuntu est devenue une distribution avec beaucoup de code propriétaire etc… Et je suis d’accord avec eux !

Mais Ubuntu est simple d’installation, propose des options compréhensibles, surtout au niveau de la gestion des partitions. J’apprécie le fait qu’il propose aussi l’installation de paquets propriétaires comme une option, c’est simple, didactique et efficace.

L’interface Unity est une question de goût, certains aiment, d’autres détestent mais Unity s’avère très efficace sur de petits écrans, la fusion de la barre de titre avec la barre de menu fait gagner de la place, idem pour le placement du dock sur la gauche.

Tout fonctionne directement après l’installation et il n’y a pas besoin de beaucoup de configuration pour avoir un système complet et opérationnel. L’offre logicielle est très complète.

L’utilisation d’Ubuntu est assez didactique, on trouve les options qu’on demande à un système moderne rapidement, c’est simple à configurer et pas prise de tête. Le fait de pouvoir passer depuis récemment sur un genre de Store pour installer ses apps est une bonne idée, mais il manque encore beaucoup de choses à ce niveau.

Ubuntu est un système bien fini, l’environnement graphique est agréable et chaleureux, l’ensemble est cohérent et agréable à utiliser.

Linux Mint

Linux Mint existe en 2 versions, une basée sur Ubuntu et l’une sur Debian. Il semblerait que celle qui évolue le mieux est celle basée sur Ubuntu. La version debian semble être un peu à l’abandon. Visuellement correcte bien qu’un peu désuette, c’est une Ubuntu repackagée pour ceux qui n’aiment pas Unity, et tire donc ses forces et faiblesses de ce système.

L’environnement par défaut proposé est Cinnamon, dont le thème est un peu désuet et visuellement daté. Le système par ailleurs est très proche d’un  Ubuntu dont il est issu.

Debian

Debian semble évoluer tellement lentement que j’ai eu l’impression qu’il n’avait presque pas bougé depuis 5 ans.

Ok, la communauté Debian vise avant tout une stabilité à toute épreuve, et ce n’est pas vraiment une distribution orientée grand public, mais elle reste par sa stabilité un choix à envisager pour les utilisateurs les plus avertis.

Ce qui m’a un peu refroidi, c’est l’aspect visuel de l’ensemble, c’est brut, fonctionnel, peu d’attention y à été mis. On a un joli fond d’écran, le reste, ce sont des paquets de base, sans aucun ajout. La distribution intègre le strict minimum et il faudra passer un grand temps à chercher tout ses logiciels et paquets nécessaires pour se créer son environnement.

Certains dirons que c’est une force et c’est indéniable, mais ça risque de calmer un grand nombre de personnes, qui n’ont pas envie de passer des heures à installer tout les paquets nécessaires pour avoir le minimum syndical habituel pour pouvoir commencer à travailler un peu.

Antergos

Dérivée d’Archlinux, Antergos tire sa force de son installation graphique et du fait qu’il installe et configure Archlinux automatiquement et simplement. Ce qui définitivement pas le cas d’Archlinux.

On peut choisir entre divers environnements de bureaux à l’installation, et les options sont efficaces. Ce qui reste dommage sur Antergos, c’est l’aspect très « amateur » qui ressort de cette distribution visuellement. On sent qu’ils ont essayé de faire quelque chose, mais l’ensemble manque de cohérence, c’est pas vraiment joli. Le public visé doit être les personnes qui n’ont pas envie de se taper l’installation longue et relativement complexe d’Archlinux. De ce côté là, cette distribution remporte la mise. Pour le reste, c’est plutôt moyen.

Open Suse

Open Suse est une distribution très propre et polie, d’une grande stabilité, plutôt orientée pro, mais tout à fait utilisable pour un particulier un peu averti. L’utilisation de KDE comme environnement par défaut en fera un bon choix pour tout ceux qui ont du mal à switcher depuis Windows. Le système est très abouti et agréable à utiliser. L’installation est par contre beaucoup plus chaotique et complexe,  destinée à un public plus averti.

 C’est pas terrible tout ça…

A ma grande surprise, rien n’a vraiment évolué en 5-6 ans visuellement parlant, et ça m’attriste un peu. Si un grand progrès à été réalisé sur la partie installation et technique de la plupart des distributions, avec une méthode d’installation très proche pour chacune d’entre elles, il n’en est pas de même pour l’expérience utilisateur en elle même.

Certaines distributions sont visuellement plutôt réussies, mais d’autres accusent le coup, c’est fonctionnel certes mais bien souvent ça s’arrête là. L’offre logicielle « out of the box » est bien souvent complète, c’est appréciable et bienvenu.

Mais malheureusement, visuellement, rien qui puisse vraiment attirer l’oeil d’une personne habituée aux systèmes que sont macOS ou Windows en 2016.

Le but n’est pas le même c’est certain, mais je me verrais mal proposer sérieusement une distribution Linux pour remplacer un Windows ou un macOS à quelqu’un. Ubuntu reste le choix de beaucoup et c’est parfaitement compréhensible, c’est celle qui se rapproche le plus d’une vision grand public.

Certaines distributions comme Elementary réussissent le coup de proposer une interface plutôt réussie, mais on y voit une grande inspiration de l’interface macOS et c’est dommage. Je pense qu’il est temps que plus de designers s’occupent du cas des apps libres, pour proposer une réelle alternative sérieuse et pour faire évoluer ce système.

Du coup, personnellement, je me suis orienté sur Fedora, qui réunit à mon sens beaucoup de qualités.

 

Et si Apple abandonnait les processeurs Intel ?

Avec le retard de la nouvelle gamme de Macbooks, le non renouvellement de machines vieillissantes, et la direction que tends à emprunter Apple dans ses décisions, je me suis posé pas mal de questions quand à l’avenir du Hackintosh, et des macs en général. Je vous livre ma petite réflexion.

Et si Apple abandonnait le x64 ?

Apple n’aime pas être dépendant d’un constructeur, que ce soit par le passé pour leurs cartes graphiques ou pour les processeurs de leurs iPhones / iPad, c’est quelque chose qui les embête car ils y voient un danger.  Apple par le passé à changé de type de processeurs sur leur machines de bureau, en passant du PowerPC à Intel. Migration très bien réussie dans le temps, et dont les éditeurs de logiciels s’étaient rapidement accommodés. Apple utilise donc depuis longtemps la même architecture et globalement le même matériel qu’un PC standard. C’est d’ailleurs ce qui à permis au Hackintosh de se développer.

Pourquoi Apple ne répéterais pas l’histoire en produisant eux même les futurs CPUs de leurs machines ?

On a vu lors des derniers benchmarks de l’iPad Pro, que les performances de son CPU étaient quasiment comparables à celles du petit Core M équipant les nouveaux Macbooks ultra fins, la partie graphique de leur CPU étant aussi très correcte. Lorsqu’on y regarde de plus près, qu’est ce qui empêcherais Apple d’opérer ce changement radical ?

Apple produit déjà leurs propres cartes mères, changer de CPU pour utiliser un ARM ne leur serait pas d’un effort surhumain. De plus, le processeur équipant l’iPad Pro dispose d’une excellente capacité graphique et d’une autonomie record, tout ce qu’on aime dans un portable.

Quid des logiciels ?

On voit déjà depuis quelques temps la volonté d’Apple de fermer tout l’écosystème logiciel en forçant les développeurs à publier leurs apps sur l’App Store. L’évidence la plus flagrante est l’abandon pur et simple de l’option dans macOS Sierra d’autoriser l’utilisation d’applications téléchargés n’importe où, en ne proposant uniquement les options « App Store » et « App Store et développeurs identifiés », donc validés par Apple.

Développer une application pour macOS nécessite aujourd’hui d’utiliser Xcode, comme pour une application iOS. Mais regardons les petits changements subtils qu’Apple à opéré récemment.

L’exemple iOS

Pour proposer une App sur le store iOS, il est maintenant nécessaire non plus d’envoyer une sorte de binaire compilé sur les serveurs d’Apple, mais d’une sorte de version semi-compilée avec un descripteur. Apple se charge pour vous de compiler et de proposer des versions différentes en fonction des devices où l’app est téléchargée. De cette manière l’app que vous téléchargerez depuis le store sera plus légère et nous n’aurez pas de code 32 bits sur votre iPhone 6s, et pas de code 64 bits sur votre iPhone 5. Derrière cette optimisation non négligeable, Apple à joué un jeu très malin. Rien ne les empêcherait demain par exemple, d’entièrement changer l’architecture et le type de processeurs de leurs iPhones de manière transparente pour le développeur et l’utilisateur, vu qu’ils en détiennent le compilateur final, transformant votre code issu d’Xcode en binaire utilisable par votre iPhone.

Qu’est ce qui empêcherais Apple de procéder au même changement sur le Mac App Store ? Rien du tout, et je pense que c’est en route, l’avenir nous dira si j’avais raison. Apple pourrait ainsi changer les spécs de ses machines à leur gré sans être tributaire et dépendant des nouvelles avancées d’Intel dans le domaine, ils maitriseraient alors de nouveau toute la chaîne du hardware au software, le tout leur permettant de réellement « sceller » leurs machines, et ainsi procéder à ce hold-up géant auprès des développeurs en récupérant 30% de leurs ventes. Tout ça derrière un argument de sécurité et de « developper/user friendly ».

Les GPUs, c’est Has Been.

On voit depuis un certain temps qu’Apple délaisse de plus en plus les capacités graphiques de leurs machines, et le milieu pro de manière générale. La dernière mise à jour du Mac Pro date de 2013, et hormis le Macbook Pro Retina 15″ haut de gamme, et les iMacs 5K, plus aucune machine d’Apple n’inclus un GPU. Lorsqu’un GPU est présent, il est très limité et castré pour que ce dernier ne chauffe pas dans le petit encombrement qu’il doit occuper. Apple délaissant clairement le marché pro, on peut imaginer relativement simplement un abandon pur et simple des GPU dans les Macbooks Pro, cette option étant de toute façon limitée à une seule machine.

Si la puissance des processeurs actuels crée par Apple dans les iPad Pro est impressionnante, elle n’est pas encore comparable à un processeur de machine de bureau comme un i5 ou i7 que ce soit sur la partie CPU ou GPU. On peut imaginer une transition en deux étapes, d’un changement d’architecture dans la gamme portable puis plus tard la transition vers les machines de bureau.

La partie graphique des processeurs qu’Apple crée gère déjà très bien des jeux 3D assez demandeurs, dans de très hautes résolutions, à des vitesses d’affichage impressionnantes. L’arrivée de Metal, la nouvelle API graphique devant remplacer OpenGL dans macOS et ses gains de performances non négligeables (cherchez l’exemple avec Word of Warcraft) permettrait à Apple d’abandonner Nvidia ou AMD en plus et de conserver une puissance graphique non négligeable.

LE rêve d’Apple

Si Apple opère ce changement, que je pense tout à fait réalisable, Apple réussirait à complètement maitriser tout son écosystème et être parfaitement indépendante, comme cela à toujours été son souhait. Ils maîtriseraient le coté hardware de bout en bout, ainsi que le software. Le tout en gagnant de belles marges sur leurs ventes.

Du coté Hackintosh

Ca embêterais un peu les gens quand même. Si Apple produit leurs propres processeurs, il est fort à parier qu’aucun fondeur non relié à Apple en obtiennent les plans et l’architecture. Réglé serait le « problème » du Hackintosh pour Apple, vu qu’aucun processeur ou carte mère issue du monde « PC » ne serait compatible avec leur nouvelle architecture.

Du coté Utilisateur

Fort à parier que personne n’y verrait un quelconque problème. Les machines resteraient puissantes et utilisables en gagnant certainement de l’autonomie ( imaginez la capacité de votre batterie de Macbook branchée dans un iPad Pro qui possède déjà plus de 12h d’autonomie !) ainsi qu’une vélocité importante. Le principal problème serait du coté des développeurs indépendants qui ont encore la possibilité aujourd’hui de passer outre l’App Store pour proposer leurs applications, mais peut-être plus dans ce scénario de fermeture. L’avenir nous dira ce qu’il en est, mais personnellement j’attends impatiemment les nouveautés d’Apple sur leur gamme de machines qui nécessitent une upgrade rapidement.

CMS, pour ou contre, l’éternelle question

Je tombe régulièrement sur des posts sur des forums, de personnes souvent nostalgiques du bon vieux temps des sites web réalisés « à la main » en bon vieux php et le tout intégré en tableaux, parce que le web, « c’était mieux avant ».

Le tout regroupé sous la bannière : « Les CMS, c’est pour ceux qui ne savent pas coder ! »

On dirait en lisant ces posts, que développer sur une base CMS (type WordPress) serait équivalent à être un singe savant sachant bouger des cubes, pour que le CMS comme par magie, te vomisse un site.

Stop the Hate

Soyons réalistes 2 minutes, la plupart du temps ce sont des réactions de personnes frustrées, qui ont installé WordPress (par exemple) et qui ont dû passer 20 minutes avec l’outil en main pour essayer de faire un petit truc, sans prendre 5 minutes, ni pour lire la doc, ni pour s’intéresser à la façon de faire et de coder sur ledit CMS.

Quand ce ne sont pas des personnes frustrées de la direction actuelle du web (estimant que ce n’est pas le bon sens) ce sont des personnes qui ne souhaitent pas vraiment se remettre en question et qui ont l’égo suffisamment grand pour se positionner au dessus de tout ça, estimant qu’elles ont raison.

Ils campent donc sur leur façon de faire en brandissant le « c’est fait en php, je connais le php, ça doit marcher avec mon code », en partant de toute façon du postulat de départ que c’est n’est pas bien et que le « fait à la main sera 100 000 fois mieux »

Pas uniquement une histoire de code

Alors oui pour certaines choses, du bon vieux php (ou autre, je ne suis pas sectaire) sera bien plus efficace qu’un CMS. Je ne prône pas l’utilisation de ce type d’outils pour faire tout et n’importe quoi non plus, tirez trop sur un élastique et il cassera à la tête.

C’est avant tout une histoire de réponse au besoin. Pourquoi s’embêter à recréer un moteur de blog complet quand on peut utiliser WordPress, qui est fait expressément pour répondre à ce besoin ?

Faire du custom c’est bien et des fois nécessaire car plus simple et plus rapide qu’en utilisant un CMS. Mais pas toujours…

Comment pouvez-vous dire que vous, tout seul en 1 mois, pouvez faire mieux que 400 personnes qui travaillent exclusivement là dessus depuis 10 ans ?

Ça va votre égo ?

Un refus de standards ?

Pourquoi serait-il néfaste d’utiliser une base de code, une façon de coder, une architecture commune à d’autres développeurs, qui plus est très bien documentée ? Encore plus lorsque les projets web ont tendance à passer de main en main en développeurs au fil de leur évolution ?

Parce que soyons réalistes un peu, personne n’a envie d’aller chercher dans les méandres de votre architecture « full custom trop bien qui rox » et non documentée parce que « Y’a des commentaires dans le code ça suffit à un VRAI développeur pour comprendre » — Comprendre : « JE suis un dév génial, les autres c’est tous des nuls »

Ça va votre égo ?

© Fait « à la main »

Pour commencer il faudrait arrêter de se masturber sur des lignes de code. C’est mignon et le travail bien fait c’est super important, mais quand la beauté du précieux code source devient plus important que le message ou l’info que tu veux partager via le site / service que tu crée, il y a un sérieux problème.

Si le seul argument que tu as pour défendre ta réalisation c’est : « Je l’ai fait à la main », c’est triste.

Car oui, cher développeur qui est peut-être en train de lire ce post, ton précieux et substantifique code ne servira absolument à rien si personne n’est capable d’utiliser le produit/service dont il est la source.

N’oublions pas qu’un site web, on le fait rarement juste pour soit et pour la beauté du code devant la gloire éternelle de l’autel du code qui rox.

Qui va l’utiliser ?

Souvent, tu as un client en face, pas techos pour un sou, qui doit s’avoir l’utiliser, le mettre à jour, le faire évoluer légèrement. Va lui montrer des fichiers HTML et CSS sur un serveur FTP.
Il a pas obligatoirement envie de « subir » une formation complète sur PHP/ HTML / CSS / JS pour modifier les prix sur la carte de son restaurant. Et plus important : il ne devrait pas avoir à le faire quand d’autres solutions existent.

« Oui, ben quand il veut changer quelque chose, il m’appelle et je facture ». Belle mentalité de connard (désolé il n’y a pas d’autre mot) qui « tient » son client par la faiblesse technique de ce dernier et qui en profite pour facturer 100 balles un changement qui à dû lui prendre littéralement 10s.
Spoiler : ce client décampera très vite quand il comprendra que sur d’autres plateformes, il peut le faire tout seul sans se prendre la tête.

Quand c’est un site perso, fait comme bon te semble ! Peut-être que tu en aura marre au bout d’un moment de passer plus de temps sur le code de ton blog que sur les articles que tu écris dessus qui eux, sont la vraie raison d’existence du site.

Réinventer la roue

Tu me diras qu’il est tout à fait faisable de créer un back-office sur mesure simple d’utilisation. Oui, et tu as parfaitement raison. Sauf qu’en fait, tu récrées en faisant cela ton propre CMS (n’oublions pas que CMS veut dire : Content Management System).

Réinventer la roue c’est sympa et certains projets ont vu le jour grâce à ce genre d’initiatives, mais réinventer la roue à chaque projet est une perte de temps, d’énergie et donc d’argent non négociable. Parce que, entre nous, on copie/colle toujours des bouts de code….non ? Et puis créer un CMS complet pour un client qui soit plutôt agréable à utiliser et à regarder, c’est pas la mince affaire.

La question n’est pas de savoir si utiliser un CMS est une bonne chose ou non, la question est de savoir à quel prix, pour quelle utilisation et pour quel client réaliser du full-custom est encore intéressant ?

Un projet full-custom avec un back-office plaisant, (où un UX/UI Designer à travaillé dessus un peu donc..), le tout utilisable sans être sorti de polytechnique n’est pas une chose aisée à réaliser, et coûte un sacré paquet d’argent à être réalisé.

Alors oui, je t’entends déjà dire « on peut utiliser bootstrap et ça fait un truc joli », certes, mais l’architecture du back-office et l’ergonomie, bootstrap ne peut pas s’en occuper.

Tu veux vivre ou écrire du code ?

C’est bête, mais c’est à ça que ça se résume. Nous vivons dans une époque où peu de gens peuvent investir des sommes à 5 chiffres pour un « petit site vitrine, joli, où je peux modifier les contenus assez facilement de temps en temps ».

Je dis 5 chiffres parce qu’à mon sens réaliser le CMS + le site + le design (je parle même pas du suivi de projet et le reste qui se facture également) du site qui tient un tant soit peu la route en dessous me parait hautement improbable. Encore une fois, il s’agit d’une généralité, pas la peine de donner des exemples dans les commentaires de comment vous avez réalisé un éditeur de carte de restaurant super simple avec 3 inputs et 2 boutons.

Donc tu as le choix, cher développeur « PHPFULLCUSTOM4life » soit, ne pas compter tes heures (comprendre : ne pas les facturer) à créer ton propre CMS trop cool pour tout tes projets. (CMS qui potentiellement se fera démonter par ton successeur qui le trouvera tout pourri, et donc installera WordPress à la place) Soit, utiliser un ensemble de briques existantes et éprouvées, et développer sur ces pierres angulaires, de plus bien documentées pour gagner correctement ta vie. Comprendre : ne pas gagner un smic pour 80h / semaine.

Parce qu’un CMS Full Custom, si il n’évolue pas, devient vite obsolète, et face aux nombres de cas et possibilités que tes clients te demanderont, il deviendra une usine à gaz horrible et inutilisable. Et l’évolution… c’est des heures de travail.

Il s’agit d’un équilibre à trouver, entre la flexibilité, la rapidité de réalisation et la marge dégagée, une histoire de ROI en somme.

Je m’adresse beaucoup à des développeurs freelance à travers cet article, mais c’est la même chose pour des petites agences. Payer tout un pôle « CMS maison » n’est pas toujours envisageable quand la majorité des clients sont des PME locales ou régionales (ce qui représente souvent la grande majorité des clients). Je ne parle par contre pas des agences qui ont développé une base de code avec un template et le refourguent à tout leurs clients en changeant les couleurs hein…

L’argument de merde

J’en vois venir dans le fond, brandissant le drapeau de la qualité du code front-end, symbole visible de travail bien fait.

Si tu me dis que des CMS comme WordPress, Drupal etc.. te sortent du code dégueu, je te renverrais simplement à une question : qui produit le code affiché en front ?
Le développeur qui a crée le template, qui utilise les fonctions du CMS, rien de plus.

Le code front est horrible ? Les développeurs ont mal fait leur travail, tout simplement. Le CMS n’aura rien à voir là dedans, il n’ajoute pas de code pourri juste pour le fun, il y a toujours une raison.

C’est de la faute du marteau !

Ce n’est pas l’outil qui décide si il est bien utilisé ou pas. C’est la personne se servant de l’outil qui peut faire des choses bien ou « mal » avec. Personne n’a jamais insulté son marteau en disant « Pourquoi tu plantes mal des clous dans le mur?! »

Alors ? Pour ou contre ?

Ça dépends©.

Tout dépends au final du projet et du client. C’est là que réside la réponse à cette question : dans l’étude du besoin et dans la réponse à y apporter.

Là ou il y a 15 ans, une page faite en tableaux et en php suffisait largement, à l’heure actuelle il est demandé bien plus (de base) à un site web.

Le code full-custom n’est pas mort loin de là, beaucoup de projets, en évoluant arrivent sur du full-custom, car les fonctions de base du CMS utilisé ne suffisent plus ou deviennent trop compliquées.
Certains sites au départ modestes commencent sur un CMS, puis au fur et mesure évoluent dans de grosses solutions, bien plus complexes et répondants au besoin qui à évolué.

Le web et la façon de faire des sites changent, en bien ou en mal, mais s’adaptent aux contextes réels actuels, comme celui de l’économie.
Ne pas s’adapter, c’est être laissé sur le côté et mourrir.

Youtube va devenir payant, indirectement

Derrière ce titre racoleur bien pute-à-clic, se cache une réalité qui risque d’arriver d’ici pas si longtemps que ça. Vous êtes en train de vous dire, « mais non c’est n’importe quoi, Youtube ne fera jamais payer son service ! »

Vous n’avez foncièrement pas tord. Youtube ne vous fera peut-être jamais payer d’abonnement pour consulter ses millions vidéos. Votre FAI/opérateur internet / mobile, par contre, lui ne va probablement pas s’en gêner.

Pourquoi notre opérateur nous ferait payer Youtube ?

Parce que le débit, c’est cher. Parce que la neutralité du net est un concept qui empêche les FAI de vous facturer la dernière chose qu’ils peuvent : un accès privilégié vers tel ou tel service, comme ce que fait la télévision avec ses bouquets de chaînes depuis plusieurs années. Parce que les débits actuels sont largement suffisants pour accéder à tout internet très rapidement. Parce que la souscription d’un abonnement n’est plus assez lucratif pour votre opérateur.

Voici quelques raisons qui risquent d’amener votre FAI à vous proposer des forfaits internet « illimité » avec option Youtube – SnapChat – Instagram, ou un autre Facebook – Twitter – Periscope.

La plupart des forfaits actuels comptent souvent suffisamment de fair-use pour la plupart des gens. Du coup, la question qui se pose pour un opérateur, c’est comment vous faire souscrire un nouveau forfait ? Pour cela, pas des centaines de solutions, soit miser sur le forfait en lui même, ce qui devient difficile, ces derniers devenus tous « illimité ». Jouer sur le prix, ce qui n’intéresse pas l’opérateur. Reste à tabler sur les services annexes, ou sur le débit.

Orange vient de trouver à ce sujet la solution parfaite pour régler tous ses problèmes.

La neutralité du net remise en cause.

Pour ceux qui suivent un peu les actualités, vous avez dû entendre parler du principe de « la neutralité du net ».  Ce principe très simple définit que n’importe quel site sur internet bénéficie de la même bande passante qu’un autre. Que ce soit votre petit blog de 2 articles ou un site comme Youtube.

Youtube se chargera avec la même vitesse que votre petit blog. C’est comme cela que fonctionne internet actuellement, et c’est quelque chose qui risque bien de changer, si la neutralité du net en remise en cause. Chose que tout les FAI et opérateurs souhaitent ardemment.

En effet, les sites à fort trafic coutent beaucoup d’argent aux fournisseurs d’accès, ils accaparent beaucoup de ressources de leur infrastructure. Bien plus qu’un petit blog.

Qui faire payer ?

Du coup, comment les FAI/opérateurs peuvent-il faire pour récupérer leurs investissements matériels lourds pour subvenir aux demandes de leurs souscripteurs?

En faisant payer Youtube, Facebook leurs investissements ? Ahah ! Youtube et consorts refuseront tout simplement, comme ils ont fait pendant longtemps avec Free en France.

Du coup, l’unique solution est de faire payer les utilisateurs. Malheureusement, personne ne veut souscrire à un forfait moins bon que celui qu’il a actuellement. Pourquoi souscrire à un forfait spécial Youtube – SnapChat – Periscope, certainement plus cher que le forfait actuel ?

C’est là ou Orange à eu l’idée du siècle avec la 5G.

Orange développe depuis quelques temps la 5G, successeur de la 4G actuelle, celle-ci à été développée d’une telle façon qu’il est impossible techniquement de garantir une neutralité du net en utilisant cette technologie. Orange à donc forgé son propre futur modèle économique, en prenant en otage les lois européennes.

La technologie sur laquelle repose la 5G à de forts « avantages ».

Je cite ici Numérama :

En effet, le projet de réseau mobile en cours de standardisation a la particularité d’être adaptatif, en fonction des besoins de chaque application. Le réseau pourra atteindre des vitesses de pointe de plus de 10 Gbps, offrir moins d’un milliseconde de latence, ou exiger très peu de ressources de calcul pour gagner en autonomie, mais ces performances dépendront des protocoles et des fréquences mobiles choisis par les développeurs en fonction de leurs besoins.

Histoire de mieux comprendre, voici un schéma qui va vous permettre de mieux appréhender la chose.

huawei-5gcube

Vous me direz, c’est pas si mal, de prioriser tout ça, effectivement, en fonction des besoins, il est intéressant de proposer des caractéristiques différentes.

Comment utiliser la 5G pour arriver à ses fins

En effet, dans l’état actuel des choses, il n’est pas possible de proposer une solution comme celle-ci, du fait de la déjà fragile protection de la neutralité du net actuel.

Orange à donc mis ses lobbyistes sur le coup et à produit un magnifique rapport à la commission Européenne, qui stipule que l’avènement de cette technologie miraculeuse que tout le monde à absolument besoin ne pourrait se faire sans l’abandon de la neutralité du net.

Mettant bien l’accent sur la nécessité de modernisation etc… de quoi faire craquer n’importe quel bon politique.

Connaissant tous le fonctionnement de nos administrations, leur sensibilité aux lobbys et leurs connaissances techniques sur ces sujets,  il va sans dire que ce rapport va faire forte impression et sera accueilli positivement, amenant donc à la suppression de ce concept fondateur de l’internet tel que Sir Tim Berners Lee l’à imaginé.

Le futur est bien sombre.

A partir du moment où ce principe sera enterré, rien n’empêchera légalement les opérateurs de pratiquer les mêmes méthodes sur les forfaits internet ou mobiles, arguant d’un meilleur débit pour tout ce qui est VOD par exemple.

Nous arriverons à choisir des forfaits à tiroirs, proposants un accès prioritaire à certains services, bien entendu, le forfait « de base » restera peu cher, mais qui aurait envie d’avoir un forfait où il est difficile d’avoir accès à un service, car l’on est pas prioritaire ?

L’égalité d’accès à l’information

Car là est bien le problème en fait. Ceci va créer des disparités dans un monde où il n’y en a déjà que trop. Les personnes les plus défavorisés n’auront pas le même accès à l’information que les plus riches. Vous ne pourrez pas vous payer l’accès « prioritaire » à Wikipédia ? Tant pis pour vous.

Une méthode qui me révolte.

Est-ce vraiment ce que nous voulons ? Tout ceci ne nous dérange-t-il pas ? Pour ma part, je suis de plus en plus choqué de ce genre de méthodes, de ces nouvelles solutions magiques permettants de discriminer certains groupes de personnes, de ce racket continuel, de cette prise d’otage des lois pour simplement produire plus de de bénéfices au détriment des utilisateurs et des libertés fondamentales. 

Mais ceci ne semble pas déranger beaucoup de monde, et c’est bien dommage.

Hackintosh : Pour qui, comment et pourquoi ?

Apple restant mesquin dans les mises à jour de ces machines, de plus en plus de personnes songent à faire leur propre Hackintosh.

Petit rappel de ce qu’est un hackintosh : C’est installer OSX sur du matériel de type PC classique.

Si c’est une solution, il ne faut pas perdre de vues les enjeux, les conditions et ce que d’aller dans cette direction implique.
Petit tour d’horizon de la question pour ceux qui hésitent à se lancer dans l’aventure.

Pourquoi se construire un Hackintosh ?

Obtenir une machine puissante et professionnelle de la part d’Apple semble de plus en plus impossible, tant leurs machines semblent castrées et amputées de ce qui pourrait faire d’excellentes machines. Le prix de celles-ci en découragent aussi beaucoup.

En effet, j’ai pu construire une machine bien plus puissante que la gamme iMac actuelle, taquinant gentillement les performances d’un Mac Pro pour 1300€, sans écran.

Mais il ne faut pas oublier que ce qu’Apple vends lorsque que l’on achète un Mac, ce n’est pas uniquement un ordinateur, c’est une sorte de package bien ficelé, qui mèle hardware, software, et services. Ce plug & play ne sera pas du tout l’expérience du Hackintosh.

Si l’on peut reprocher à Apple ses prix, ils restent réalistes lorsque l’on essaye de créer un hackintosh ayant les mêmes possibilités matérielles et la même rapidité à tout niveaux. N’oublions pas, qu’il n’y a aucune garantie sur un Hackintosh, et vous n’aurez jamais accès à une quelconque aide d’Apple pour celui-ci.

A qui s’adresse le Hackintosh ?

La procédure d’installation, la maintenance, et le fonctionnement d’un Hackintosh s’adressent à des personnes assez au fait techniquement du fonctionnement d’un ordinateur, que ce soit au niveau software ou hardware. Cela nécessite une vision globale et une compréhension assez poussée des divers éléments.

Construire la machine en soit n’est pas des plus compliqué. Cela nécessite simplement de rester logique et savoir faire du Lego. Les cables sont suffisamment différents pour ne pas rentrer dans n’importes quels connecteurs. De plus, il est facile de trouver des vidéos sur Youtube qui vous aideront à monter tout ça sans prise de tête. Il reste aussi tout à fait possible, lorsque l’on commande chez Matériel.net ou LDLC (pour ne citer qu’eux), de choisir l’option de montage, pour ne pas avoir à s’en occuper du tout.

Bien qu’il soit possible d’installer relativement simplement OSX sur son PC, si quelque chose venait à ne pas se passer comme prévu, il deviendrait plutôt dur à ce moment là de s’y retrouver tout seul sans ces connaissances. Car bien qu’il existe de nombreux forums et discussions sur le sujet, trouver de l’aide nécessite déjà la compréhension du problème pour pouvoir le résoudre, et la communauté est bien souvent assez vindicative quant aux personnes se lançant dans cette aventure sans avoir lu tout les panneaux de précautions et d’avertissements.

Le Hackintosh s’adresse aux personnes n’ayant pas peur de mettre les mains dans le cambouis si nécessaire, qui se sentent relativement à l’aise avec ça, et qui savent un minimum ce qu’ils font. Cela s’adresse aussi aux personnes patientes, car il faudra mieux bien se renseigner avant.

Effectivement, cela peut-être rebutant de premier abord, mais ces connaissances générales, qui peuvent s’apprendre avec un peu de lecture et de wikipédia, vous permettrons d’être beaucoup plus à l’aise avec un ordinateur, que ce soit un Hackintosh ou non. C’est à mon sens, un passage quasi-obligé pour être autonome.

Il est à mon sens aussi primordial d’avoir une autre machine à disposition au cas où, ne serait-ce que pour lire et chercher des solutions sur celle-ci lors des différentes étapes d’installations, ou si quelque chose venait à déraper pour une raison inconnue et non prévue.

Demandez vous aussi si vous avez réellement besoin d’OSX. Si c’est uniquement pour frimer chez vos copains geeks, effectivement ça fonctionnera, mais le jeux n’en vaut pas la chandelle si vous bootez une fois sur 40 sur OSX et le reste du temps sur Windows ou Linux.
La nécessité que vous avez d’avoir OSX conditionnera votre énergie et l’argent que vous allez injecter dans ce projet.

Vous n’avez pas envie de vous embêter avec tout ça ?

Passez votre chemin, le hackintosh n’est pas fait pour vous.
Ce n’est pas la peine d’essayer ce genre de manipulations en mode « apprenti sorcier » en espérant que tout marchera pour le mieux. La loi de Murphy vous rattrapera.

Bien qu’il existe des « distributions » comme iDeneb, Niresh ou encore iATkos, ce sont des versions très modifiées d’OSX, qui se revèlent très souvent instables, et où les mises à jour sont très complexes.

Comment construire un Hackintosh ?

La limite du Hackintosh : le support matériel, c’est le plus important. N’importe quelle machine ne permet pas de faire tourner OSX.
Attention aussi à vos besoins ! Des choses comme le Thunderbolt, ou les nouveaux disques NVME ou mSata peuvent se révéler difficiles ou impossibles à réaliser sur Hackintosh. Il y a aussi des soucis notables avec certaines cartes graphiques et la gestion de plusieurs écrans. Ne vous embêtez pas non plus à configurer des choses que vous n’utiliserez pas juste pour le défi. Ou alors soyez près à réinstaller en cours de route !

— Vous avez déjà une machine

L’on trouve à la pelle des personnes ayant déjà un PC, et qui se demandent si il est possible d’y installer OSX dessus.
De base, je dirais : ne le tentez pas, à moins de vouloir possiblement changer une bonne partie du matériel, ou prendre énormément de temps pour arriver à un système pas vraiment stable.

Par exemple, attendez vous à devoir changer une grande partie de votre machine si cette dernière repose sur un processeur AMD, qui ne sont pas supportés du tout par OSX. Certains ont réussi, mais la stabilité n’est pas au rendez-vous. Et les mises à jour sont quasi-impossibles.

Je vais nuancer mon propos. OSX est compatible nativement avec plusieurs types de matériels assez précis, au niveau du chipset, des cartes graphiques, CPUs et cartes mères. La possibilité que sans le vouloir vous ayez directement toutes les pièces compatibles sur un PC existant est peu probable. (mais bien joué si c’est le cas!)

Vous pouvez par contre chercher les références de votre carte mère (qui reste le composant critique) sur le forum de TonyMac, certains ont peut-être testé avant vous et ont réussi avec des options spécifiques.

— Vous n’avez pas encore une machine

Direction TonyMacX86 et leurs excellents buyers guides.
TonyMac met à jour tout les mois leur sélection de matériel pour créer sa propre machine. Ils proposent plusieurs configuration, pour différents budgets, qui vous permettrons de réaliser simplement une machine pour votre porte-monnaie.

Si certains composants ne posent aucun problème, comme l’alimentation, les disques durs, SSD, RAM, certains sont cruciaux, comme la carte mère et le processeur.

Tout dépends aussi de l’énergie que vous souhaitez mettre dans le projet et de la stabilité de la machine que vous souhaitez. Pour ma part, je n’ai besoin d’aucun driver spécifique, tout fonctionne une fois installé.

Les points « embêtants », sont la carte wifi, le son, et l’ethernet. Uniquement quelques modèles sont compatibles avec OSX. Pour ne pas vous embêter, je vous conseille par exemple pour le son d’acheter un DAC externe, ou une clé usb audio, qui sera détectée et utilisable par OSX sans encombres.

— Vous avez un portable

Pas la peine de rêver. Réaliser un Hackintosh portable est très difficile. Très peu de machines ont des composants compatibles, et la plupart du temps, une grande partie du matériel n’y est pas supporté. Comme les cartes sons, wifi, bluetooth, voir graphiques.
Vous vous retrouverez avec une machine ayant OSX dessus, mais où vous ne pourrez pas surfer sur internet, écouter de la musique… Ce qui limite la chose grandement.

Certains portables sont supportés, mais cela reste rare. Vous pouvez vous faire une idée de ce qui est supporté ici.

La maintenance et l’utilisation

La maintenance se passe de la même façon qu’un Mac, à la différence qu’un dépoussiérage est plus facile sur un Hackintosh. Au niveau de l’utilisation, la seule chose à faire attention se passe au niveau des mises à jours, chose rendue très facile grâce aux retours de la communauté sur les divers forums.

En terme de mises à jours, mieux vaut toujours attendre d’ailleurs pour les mises à jours majeures. Faites vous un clone avant de les faire, et gardez toujours un Time Machine.

Je déconseille d’ailleurs de les faire. Prenez vous un peu de temps, et formatez une fois par an. Vous aurez un système bien plus rapide et puis, ça ne prends pas tellement de temps que ça ;)

Conclusion

Si vous êtes motivés et techniquement un peu dégourdis, faites le ! J’utilise un Hackintosh depuis plus d’un an, et j’en suis pleinement satisfait. J’ai un système rapide, stable et puissant, et je l’utilise quotidiennement sans aucun soucis.